jeudi

Quelques mots seulements aujourd'hui, tellement notre vie est suspendue, pas suspendue à un fil, mais en attente du bébé. Tellement l'ampleur de l'évènement rend toutes les autres choses non significatives.
Pas que les autres choses ne nous émeuvent plus, pas que les choses soient sans couleur (incolores), ou sans saveur ou sans quoique ce soit. Tout est pareil, mais plus sur la même échelle de valeur. Comme si sur une échelle on venait de passer de l'étude des semaines à celle des ères glaciations. On vient de prendre de la hauteur, d'un coup. 60 000 pieds d'un coup. Dans le derrière.
Pourquoi partager mes impressions sur la température ou sur mon boulot, ou sur mes patrons, alors que je vais avoir un enfant...ca ne fait pas (plus) de sens.
J'écoute: Pomps and Pride de Toots and the Maytals

Une chose qui fait du sens, c'est le dernier film de Cronenberg (David). Outre le fait que c'est probablement le meilleur film jamais réalisé au Canada, c'est tout simplement un chef d'oeuvre.
Beaucoup de films me touchent, m'émeuvent, me font réagir et me divertissent. History of violence c'est tout ca et plus encore. C'est un film intelligent. Là je fais une parenthèse pour ceux qui viennent de tiquer et qui se disent que si je dis intelligent, je veux dire chiant, intello, noir et blanc, sous titre, etc...ceux-là donc, arrêter de lire mon blogue.
Quand je dis intelligent, je veux dire intelligent. Comme un bouquin intelligent qui vous stimule, qui vous impressionne par sa clarté et sa simplicité.
C'est un film silmple, avec une histoire linéaire, monté chronologiquement. Mais cette simplicité implique tellement de choses. Chaque plan renvoie à un autre plan. Comme si Cronenberg avait placé un miroir au milieu de son film. Le film se termine et on a envie de rester assis pour le revoir.

Voir la bande annonce de History of Violence

Allez zou.


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